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Le meilleur moment pour vendre en Sarthe, selon 21 421 ventes

Juillet concentre 11 % des actes, février 7 %. Le calendrier réel du marché sarthois, mois par mois — et le rebond de 2025 : +15 % de ventes.

« C’est le bon moment pour vendre ? » est la question qu’on nous pose le plus — et celle qui reçoit le plus de réponses en l’air. Nous avons préféré demander aux actes : 21 421 ventes notariées sarthoises, réparties mois par mois sur quatre années. Le résultat dessine un calendrier étonnamment régulier, avec deux fenêtres fortes, deux creux — et, en toile de fond, une nouvelle qui change l’ambiance : le marché sarthois est reparti en 2025.

Chiffres clés Mois le plus actif : juillet — 11,0 % des actes de l’année (2 359 ventes) Mois les plus calmes : février et novembre — ~7,2 % chacun Volumes annuels : 6 322 ventes en 2022, 5 132 en 2023, 4 627 en 2024, puis 5 340 en 2025 : +15 % L’acte est signé environ 3 mois après le compromis : les pics d’actes de l’été se jouent au printemps

Nombre d'actes de vente par mois en Sarthe, 2022-2025 : pics en juin, juillet, septembre et décembre

Lire ce calendrier correctement : l’acte n’est pas la décision

Le piège classique est de lire ce graphique comme un calendrier d’acheteurs. Or la date DVF est celle de l’acte authentique — la fin du parcours. Entre le compromis et l’acte s’écoulent en général autour de trois mois (délai de rétractation, financement, purge des droits de préemption). Pour retrouver le moment où acheteurs et vendeurs se sont dit oui, il faut donc décaler le graphique de trois mois en arrière :

Pic d’actes constatéCompromis signés vers…Mise en vente idéale
Juin – juillet (9,6 % + 11,0 %)Mars – avrilFévrier – mars
Septembre (9,2 %)JuinAvril – mai
Décembre (9,7 %)SeptembreFin d’été

Les deux vraies fenêtres du marché sarthois sont donc le printemps — la grande saison, celle des familles qui veulent emménager avant la rentrée — et la rentrée de septembre, plus courte mais dense, portée par les projets mûris pendant l’été. Le pic d’actes de décembre a aussi une composante fiscale et patrimoniale : on aime clore l’année chez le notaire.

Et les creux ? Ils ne sont pas ce qu’on croit

Février et novembre sont les mois d’actes les plus calmes (~1 520-1 540 ventes chacun). Remontés de trois mois, ils correspondent à des compromis de novembre et d’août — les moments où le marché respire. Faut-il pour autant fuir ces périodes ? Pas si vite :

  • Moins d’acheteurs, mais des acheteurs sérieux. Celui qui visite un 15 novembre sous la pluie n’est pas là par curiosité. Les mutations professionnelles, successions et séparations ne consultent pas le calendrier — certains projets ne peuvent pas attendre.
  • Moins de concurrence en vitrine. Un beau bien, seul de sa catégorie en janvier, capte toute l’attention ; le même bien noyé dans l’offre d’avril se bat pour chaque visite.

La saison aide, elle ne décide pas. Sur quatre ans de données, l’écart entre le meilleur et le pire mois est réel (du simple à un et demi) mais sans commune mesure avec l’effet du prix de départ : un bien surestimé de 10 % ne se vend pas mieux en avril qu’en novembre — il ne se vend pas, et il s’use en ligne.

2025, l’année où la Sarthe est repartie

La toile de fond compte autant que la saison. Après deux années de repli — 6 322 ventes en 2022, 5 132 en 2023, 4 627 en 2024, soit −27 % en deux ans — 2025 a rebondi à 5 340 ventes géolocalisées, +15 % en un an. Le marché n’a pas retrouvé l’euphorie de 2022, mais la mécanique s’est remise en route : des acheteurs resolvabilisés par la détente des taux, des vendeurs revenus à des prix défendables. Concrètement, pour 2026 : les fenêtres saisonnières redeviennent de vraies fenêtres — encore faut-il s’y présenter prêt.

Le rétroplanning du vendeur (fenêtre de printemps)

Pour signer un compromis en mars-avril et un acte avant l’été, on remonte le fil :

  1. Décembre – janvier : l’estimation. Fourchette en ligne sur les ventes de votre rue, puis avis de valeur écrit sur place — gratuit, comparables cités. C’est le moment de vérifier votre DPE : une étiquette F ou G se négocie mieux anticipée que subie.
  2. Janvier : les arbitrages. Rafraîchir ou vendre en l’état ? Le home staging utile se joue en centaines d’euros, pas en milliers. Rassembler diagnostics, taxe foncière, factures de travaux.
  3. Février – mars : la mise en marché. Photos professionnelles (offertes au cabinet), annonce précise, prix de présentation aligné sur les comparables — pas sur l’espoir.
  4. Mars – avril : visites et négociation. Visiteurs qualifiés, comptes rendus, et un compromis bien verrouillé.

Pour la fenêtre de rentrée, même mécanique décalée : estimation en mai-juin, mise en marché fin août.

Votre point de départ est à trois minutes : estimez votre bien sur les ventes réelles de votre adresse — et si votre calendrier à vous est déjà décidé, parlons stratégie directement.


Méthode : ventes notariées DVF (données publiques de l’État), Sarthe, 2022-2025 — 21 421 ventes géolocalisées de maisons et d’appartements de notre base (ventes ordinaires, hors aberrations). Répartition par mois de signature de l’acte, cumulée sur quatre années pour lisser les accidents de calendrier. Le délai compromis → acte d’environ trois mois est le délai usuel constaté en pratique notariale ; il varie selon financement et préemptions. Calculs Invest’Immo Conseil.

À lire ensuite : les étapes d’une vente au Mans · où les prix montent, où ils corrigent · le guide du vendeur.

Portrait de Thomas Etienne

Thomas Etienne

Fondateur d'Invest'Immo Conseil — Le Mans · Sarthe

J'analyse le marché immobilier sarthois à partir des ventes réelles (données DVF) et j'accompagne vendeurs, acquéreurs et investisseurs. Une question sur votre situation ? Écrivez-moi